Jeux Concours  «Le Labyrinthe de Piégon»

Téléchargez le Règlement  complet du concours 

Pour avoir ce texte en version imprimable

 

Les labyrinthes ont été une source d’inspiration pour le fondateur du Centre Artistique de Piégon, Jean-Pierre Eichenberger.  Le Centre possède d’ailleurs dans son jardin un petit labyrinthe, et aussi une impressionnante collection de dessins de labyrinthes exécutés à la main par Jean-Pierre Eichenberger.
Il existe deux sortes de labyrinthes : "Ceux où l'on se perd, et ceux qui n'ont qu'une seule voie où on se trouve". (1)

Ceux où on se perd c'est, par exemple, celui mythique construit par Dédale. Ce sont ceux qui décorent certains jardins comme dans "Shining" de Stanley Kubrick! Le labyrinthe résume visuellement et symboliquement l’essence du film : lorsqu’on y pénètre, on ne peut que tourner en rond dans un vide inquiétant, dans une sorte de gouffre « horizontal ». On entre en fait dans une boucle où la logique habituelle du temps et de l’espace, telle qu’on la conçoit dans notre société (aller d’un point A à un point B, de telle heure à telle heure, comme le fait Jack au début du film), s’efface peu à peu pour disparaître ensuite complètement : Jack a toujours vécu là, il a toujours été le gardien de l’Overlook. Le film est bel et bien une boucle spatio-temporelle où le domestique (ici la plus petite unité de la civilisation, le père, la mère, l’enfant) se dissout totalement dans le cosmique (la nature grandiose, la neige incessante qui recouvre tout). Et au fond du labyrinthe, Jack se tient face à nous, en miroir : notre double est dans la glace et nous regarde.(2)

 

Qu'ils soient végétaux ou figurés par un dallage les labyrinthes nous invitent à une déambulation, à un parcours méditatif dans les méandres de notre psyché.

 

Les labyrinthes à une seule entrée et une seule voie apparaissent dans le pavement de quelques églises. Ils montrent qu'il n'y a qu'une seule voie à suivre dans la vie, celle du salut. Le labyrinthe image du monde est, dans le monde médiéval chrétien, l'image d'un monde univoque qui ne propose aucun autre choix et invite l'homme à se laisser conduire. Les plus connus et les plus reproduits sont ceux de San Vitale à Ravenne et de la cathédrale de Chartres. Ces labyrinthes sont parfaitement balisés, il n'y a qu'une seule voie, sinueuse, qui parcourt en tournant la totalité de l'espace à l'intérieur d'un cercle, mais ils n'égarent pas. Au contraire, ils conduisent... Le voyageur doit avoir confiance dans la voie tracée par d'autres que lui-même et ne se méfier que de lui-même.

Les labyrinthes où on se perd sont des labyrinthes alchimiques: symboles parlants du grand œuvre, ils permettent d'accéder à la chambre intérieure et donnent la possibilité d'en sortir. Le voyageur doit repérer sa route au départ et employer le fil d'Ariane. Le voyageur est "celui qui devient".
La traversée est nécessairement aventureuse et le but se définit en cours de route. L'errance est fondatrice parce qu'elle assure l'imprévisible. Il apparaît nécessaire d'entrer dans des impasses en croyant que ce sont des voies, puis de constater l'erreur, de rebrousser chemin, d'explorer d'autres pistes. Qui refuserait l'errance et ses pièges est mû par d'autres à la manière d'une marionnette. Le labyrinthe où l'on se perd est le nom à donner à l'école de la liberté...(3)

 

Le Centre Artistique de Piégon organise un jeu concours ouvert à tous les élèves des écoles d’art de la Région Rhône Alpes et de toute la France, ayant entre 18 et 35 ans,  amoureux des arts, jeu-concours dont l’objet est la création d’un labyrinthe de type soit « où l’on se perd » soit « où l’on se retrouve ». Le but du jeu est de faire connaître le Centre Artistique au delà du cercle habituel des ses adhérents.

 

Article 1 : Le joueur choisit le type de labyrinthe qu’il préfère.

Article 2 : Le joueur illustre son choix par un dessin à la main sur papier libre illustrant son choix initial.

Article 3 : Le joueur peut à partir de son choix augmenter son dessin par l’élaboration d’un scénario de film ou de pièce de théâtre de son invention.

Article 4. : Le joueur peut augmenter son dessin en définissant l’objet cible de son labyrinthe : jardin, temple, pièce de monnaie, etc, et illustrer son augmentation.

La production « le dessin » éventuellement augmenté de son « scénario » ou de son « objet cible »  seront évalués par trois artistes membre du Centre Artistique de Piégon.

 

Le ou les gagnants (trois maximum) d’un séjour au Centre Artistique de Piégon seront avertis par la représentante légale du Centre Artistique de Piégon du prix gagné.

 

Si le gagnant est un élève d’une école d’Art un protocole de collaboration avec son école pourra être conçu ultérieurement pour prolonger l’idée du scénario ou de la reproduction du dessin sous une forme artistique à définir ultérieurement avec l’école dont est issu le gagnant.

 

Références

1 : http://www.resonance-cosmique.com/GEOMETRIE/HTML/Formes_Radionique_Labyrinthe.htm

2 : http://www.dvdclassik.com/critique/shining-kubrick

3 : https://www.paj-mag.fr/2020/07/24/cet-ete-racontez-nous-la-france-4-le-labyrinthe-de-la-cathedrale-de-chartres/

Inscription au concours

Téléchargez le Règlement  complet du concours 

Pour avoir ce texte en version imprimable

NOUS CONTACTER
To Contact Us

Fontatière, 26110 Piégon

Tel: 33 (0) 475 27 10 43

© 2017 Centre Artistique de Piégon